A Sunday in Kigali

A Sunday in Kigali

  • Un dimanche a Kigali: Review: Media Film:

    Published on: June 20, 2006

    Générique

    Québec. 2006. Drame sentimental.
    Réalisation et scénario: Robert Favreau, d'après le roman «Un Dimanche à la piscine à Kigali» de Gil Courtemanche.
    Photographie: Pierre Mignot.
    Montage: Hélène Girard.
    Musique: Jorane.
    Avec Luc Picard, Fatou N'Diaye, Céline Bonnier, Luck Mervil, Maka Kotto, Louise Laparé.

    118 min.

    Résumé

    Kigali, printemps 1994. Alors qu'il tourne un reportage sur le sida au Rwanda, le journaliste québécois Bernard Valcourt est témoin des tensions grandissantes entre les communautés Tutsis et Hutus. Depuis le chic Hôtel des Mille Collines, où il loge, et où travaille Gentille, la serveuse dont il est épris, Valcourt tente d'expliquer aux médias canadiens les causes du conflit imminent. Or, celui-ci éclate avant qu'il n'ait eu l'opportunité d'épouser Gentille afin de la doter de la protection diplomatique. Dans le chaos, les deux amoureux sont bien vite séparés. Après avoir passé plusieurs mois bloqué à la frontière, Valcourt revient dans la capitale, complètement ravagée, dans l'espoir d'y retrouver Gentille. Mais la jeune femme est introuvable.


    Critique

    Plutôt que de se livrer à une reconstitution historique, dans l'esprit de HOTEL RWANDA, Robert Favreau (LES MUSES ORPHELINES) a opté pour une évocation impressionniste et fragmentée du génocide de 1994, dont l'histoire d'amour constitue le révélateur. Il résulte de ce parti-pris timide un film émouvant, mais étrangement peu percutant. Émouvant parce que les deux protagonistes (excellents Luc Picard et Fatou N'Diaye) défendent avec ardeur et conviction un amour contrarié, d'abord par la culture, puis par la haine et le cauchemar. Peu percutant parce que le Rwanda blessé et surpeuplé, où le film a été tourné, transparaît à peine dans les images, pourtant fort belles, de Pierre Mignot. Outre quelques tentatives d'amplifier l'inquiétude ou l'horreur par des effets de mise en scène, celle-ci s'avère, dans l'ensemble, classique et sans aspérités. À l'image, somme toute, du scénario: un brin didactique dans ses moins bons moments, d'une éloquente sobriété dans ses meilleurs. (Martin Bilodeau)


    Remarques

    Adolescents (Violences meurtrières filmées avec retenue. Une scène de viol d'une rare brutalité. Situations à caractère sexuel. Nudité partielle).

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